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Violences familiales (physiques, sexuelles)

Les mineurs en danger dans leur propre famille doivent être mis sous la protection du juge des enfants. Celui-ci peut être averti directement d’un cas de maltraitance par des professionnels (les médecins et assistants sociaux ont, dans certains cas, la possibilité ou l’obligation de lever le secret professionnel pour signaler les violences, selon l’article 226-14 du Code Pénal.)
Le juge des enfants peut également être informé par le Procureur de la République, par le substitut chargé des affaires concernant les mineurs ou par le jeune lui-même (qui bien sûr n’est pas obligé de demander une quelconque autorisation à sa famille).

Dès qu’il est informé, le Procureur lance des investigations. Il peut commander une enquête sociale (menée par les services sociaux), une expertise médicale, psychologique ou psychiatrique et demander une mesure d’observation.

S’il y a effectivement violence familiale, le juge des enfants procède ensuite à une audience au tribunal puis informe la famille de sa décision. Cette décision peut être une mesure d’action éducative en milieu ouvert (AEMO). Le jeune reste alors dans sa famille mais un travailleur social rencontre les différents membres de la famille régulièrement.

La famille peut également se voir imposer des visites régulières chez le médecin.

Si le jeune ne peut, provisoirement ou durablement, rester dans sa famille, il peut être confié à des parents (oncle, tante…), à une famille d’accueil ou à des services éducatifs spécialisés dans lesquels peut s’exercer un droit de visite.

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L’anorexie

L’anorexie est une maladie psychique qui survient le plus souvent au moment de la puberté, lorsque le corps commence à se transformer. Elle touche principalement des jeunes filles (1% des femmes entre 15 et 35 ans), mais aussi parfois des garçons (dans 1 cas sur 10). L’anorexie est un des troubles du comportement alimentaire (TCA)

 

La personne qui souffre d’anorexie est généralement obsédée par des pensées qui tournent autour de la nourriture et de son poids. Elle contrôle tout ce qu’elle avale, élimine peu à peu certains aliments et mange de moins en moins. Cela entraîne une perte de poids plus ou moins rapide, qui peut parfois être très importante. Malgré cela, elle semble déborder d’énergie: elle est toujours en mouvement et se dépense dans le sport d’une manière parfois extrême.

La balance devient le baromètre de son humeur: plus elle perd de poids, plus elle se sent bien. Mais même avec un poids en-dessous de la norme, elle se voit toujours trop grosse: elle a une image complètement déformée d’elle-même. De son point de vue, elle n’est pas malade et n’a pas de problème: elle ne « voit » pas sa maladie, c’est ce que l’on appelle le déni (=refus d’accepter une réalité). Son attitude peut provoquer de vives tensions au sein de sa famille, en particulier au moment des repas qu’elle essaie d’éviter le plus possible prétextant par exemple avoir déjà mangé.

Une des grandes difficultés avec l’anorexie, c’est que la personne qui en souffre est persuadée qu’elle a le contrôle sur ce qui lui arrive et qu’elle peut se remettre à manger quand elle le décide. En réalité, elle n’arrive plus à s’alimenter normalement, prisonnière d’un mécanisme compliqué dont elle ne sait comment se sortir. Il arrive qu’elle soit prise de soudaines crises de boulimie durant lesquelles elle absorbe de grandes quantités de nourriture très rapidement et sans contrôle.

Il est important qu’elle puisse se faire aider le plus tôt possible par des soins appropriés: plus la prise en charge intervient rapidement, plus on augmente les chances de s’en sortir durablement.

50% des anorexiques interrogées font état de violences sexuelles dont elles auraient été victimes dans leur enfance.

Comment réagir face aux agressions sexuelles?

En parler sans tarder

Tu es victime d’une agression sexuelle ou tu l’as été ?

En parler est la seule issue pour que la violence s’arrête. User de violences sur autrui est grave et c’est interdit par la loi. Dire la vérité permet de faire cesser les agressions et les violences. La victime peut porter plainte si elle le souhaite. Ce n’est pas une démarche facile, c’est pourtant un cadeau pour soi-même que de faire le choix de sortir du silence. Tu éprouveras un grand soulagement à ne plus vivre dans le mensonge et dans la peur. Tu pourras repartir sur de nouvelles bases pour reconstruire ta vie.

Pourquoi parler?

Les victimes de violence ont généralement peur car elles subissent l’intimidation des agresseurs. Il est essentiel de  rompre cette peur en allant vers les autres car ces situations ne sont pas vivables. Rien ne changera si tu ne décides pas de chercher de l’aide. Il y a autour de toi des adultes de confiance qui peuvent t’aider à sortir de là. Ils t’aideront à trouver des solutions.

Mais à qui parler?…

Choisis la personne qui te paraît capable de t’écouter et de faire quelque chose pour toi. Elle sera différente suivant la situation que tu vis.

Cela peut être:

  • Tes parents ou l’un de tes parents;
  • Quelqu’un de ta famille avec qui tu te sens en confiance;
  • Un de tes professeurs, le conseiller ou la conseillère principal d’éducation, le médiateur ou la médiatrice scolaire, le ou la psychologue scolaire, l’infirmière scolaire;
  • ton médecin;
  • un moniteur de sport;
  • toute personne qui compte pour toi et en qui tu as confiance.

Tu peux aussi nous laisser directement ta question sur Internet, ou consulter sur notre annuaire les coordonnées disponibles, ou encore appeler le 119.

Que dois-je faire?

  • prendre contact avec un organisme de protection des mineurs ou de personnes victimes d’agressions (si tu as plus de 18 ans). Tu trouveras sur notre site les adresses d’institutions qui peuvent t’aider ;
  • faire établir un constat médical auprès d’un médecin: il s’agit d’un CCB (constat de coups et blessures);
  • déposer une plainte à la police;
  • envisager un placement d’urgence;

N’oublie pas que tu as le droit de demander de te faire examiner par une personne du même sexe que toi (médecin, gynécologue ou encore psychologue).

Les victimes de violence vivent des moments très durs. C’est important que tu puisses  te libérer de ce poids en te faisant aider par un ou une psychologue ou médecin.