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L’anorexie

L’anorexie est une maladie psychique qui survient le plus souvent au moment de la puberté, lorsque le corps commence à se transformer. Elle touche principalement des jeunes filles (1% des femmes entre 15 et 35 ans), mais aussi parfois des garçons (dans 1 cas sur 10). L’anorexie est un des troubles du comportement alimentaire (TCA)

 

La personne qui souffre d’anorexie est généralement obsédée par des pensées qui tournent autour de la nourriture et de son poids. Elle contrôle tout ce qu’elle avale, élimine peu à peu certains aliments et mange de moins en moins. Cela entraîne une perte de poids plus ou moins rapide, qui peut parfois être très importante. Malgré cela, elle semble déborder d’énergie: elle est toujours en mouvement et se dépense dans le sport d’une manière parfois extrême.

La balance devient le baromètre de son humeur: plus elle perd de poids, plus elle se sent bien. Mais même avec un poids en-dessous de la norme, elle se voit toujours trop grosse: elle a une image complètement déformée d’elle-même. De son point de vue, elle n’est pas malade et n’a pas de problème: elle ne « voit » pas sa maladie, c’est ce que l’on appelle le déni (=refus d’accepter une réalité). Son attitude peut provoquer de vives tensions au sein de sa famille, en particulier au moment des repas qu’elle essaie d’éviter le plus possible prétextant par exemple avoir déjà mangé.

Une des grandes difficultés avec l’anorexie, c’est que la personne qui en souffre est persuadée qu’elle a le contrôle sur ce qui lui arrive et qu’elle peut se remettre à manger quand elle le décide. En réalité, elle n’arrive plus à s’alimenter normalement, prisonnière d’un mécanisme compliqué dont elle ne sait comment se sortir. Il arrive qu’elle soit prise de soudaines crises de boulimie durant lesquelles elle absorbe de grandes quantités de nourriture très rapidement et sans contrôle.

Il est important qu’elle puisse se faire aider le plus tôt possible par des soins appropriés: plus la prise en charge intervient rapidement, plus on augmente les chances de s’en sortir durablement.

50% des anorexiques interrogées font état de violences sexuelles dont elles auraient été victimes dans leur enfance.

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